109 670 marchés publics de carburants ont été attribués en France entre 2019 et août 2026 (données DECP), pour un montant médian de 120 000 euros HT et seulement 2,0 offres déposées par marché en moyenne. La famille véhicules, carburants et maintenance auto est un terrain étonnamment peu disputé de la commande publique : concessionnaires, garages, négociants en pièces, vendeurs de pneumatiques et distributeurs de carburants s'y font face à une concurrence deux à trois fois plus faible que dans le bâtiment ou la propreté. Cette page répond aux questions concrètes que se posent les entreprises du secteur qui veulent gagner ces marchés.

Les marchés de la famille en chiffres

IndicateurValeurSource
Marchés de carburants recensés (2019 à août 2026)109 670DECP, data.economie.gouv.fr
Montant médian d'un marché120 000 € HTDECP
Offres déposées par marché (médiane)2DECP
Pondération prix habituelle40 à 60 %Constat DossiersGagnants sur les règlements analysés

Ces chiffres proviennent des données essentielles de la commande publique publiées par l'État sur data.economie.gouv.fr (montants filtrés de 1 000 euros à 10 millions d'euros). Ils couvrent le terme « carburants » ; les véhicules neufs, les pièces détachées, les pneumatiques et l'entretien de flottes ont leurs propres volumes, avec le même constat de faible concurrence.

Questions-réponses

Combien vaut un marché public de véhicules ou de carburants en France ?

Le montant médian est de 120 000 euros HT sur les marchés de carburants recensés dans les DECP. La moitié des marchés attribués est sous ce montant. La famille est très étalée : un lot de pneumatiques ou un marché d'entretien de véhicules légers se joue à quelques dizaines de milliers d'euros, souvent en procédure adaptée, tandis que les accords-cadres de fourniture de véhicules des grandes flottes dépassent le million. Les seuils MAPA et appel d'offres formalisé déterminent la procédure applicable.

Combien de concurrents répondent à un appel d'offres du secteur ?

2 offres par marché en médiane (DECP). C'est une concurrence très faible : beaucoup de consultations ne reçoivent qu'une ou deux offres, en particulier l'entretien de véhicules et la fourniture de pièces hors des grandes agglomérations. Concrètement, un dossier complet, conforme et remis dans les délais suffit souvent à gagner. Un mémoire technique même court mais précis sur vos moyens réels fait la différence face à des offres expédiées.

Comment fonctionnent les accords-cadres à bons de commande ?

C'est le montage dominant de la famille. L'acheteur fixe un bordereau de prix unitaires (BPU) ou un catalogue avec taux de remise, puis commande au fil de ses besoins par bons de commande, en général sur un an reconductible trois fois. Deux points de vigilance : le chiffrage du BPU vous engage sur toute la durée, et les clauses de révision de prix sont vitales sur les carburants, dont les cours varient fortement. Vérifiez la formule de révision, sa périodicité et l'indice de référence avant de vous engager.

L'UGAP capte-t-elle tous les achats publics de véhicules ?

Non. L'UGAP est une centrale d'achat : les acheteurs publics peuvent lui commander sans mise en concurrence, et elle pèse lourd sur les véhicules neufs standards. Mais les marchés locaux restent nombreux là où le catalogue national ne suffit pas : entretien et réparation, pneumatiques montés, pièces détachées, carburants livrés en cuve, cartes accréditives, véhicules spécifiques (bennes à ordures, engins de voirie, matériel agricole des services espaces verts). Sur ces segments, la proximité et l'adaptation au besoin battent le tarif catalogue.

Qu'impose le verdissement des flottes publiques ?

La loi d'orientation des mobilités (LOM) impose aux acheteurs publics des quotas de véhicules à faibles émissions lors du renouvellement de leurs flottes, avec des paliers qui se renforcent dans le temps. Le détail du dispositif est publié par le ministère de la Transition écologique. Conséquence directe dans les consultations : de l'électrique et de l'hybride exigés ou valorisés, des questions sur les bornes de recharge et l'autonomie réelle. Un candidat qui propose le véhicule, l'infrastructure de recharge et la formation des conducteurs prend l'avantage.

La reprise de l'ancien matériel est-elle fréquente ?

Très fréquente. Beaucoup de consultations demandent une offre de reprise des anciens véhicules ou engins, en option ou intégrée au jugement. Une reprise bien valorisée améliore votre offre globale sans dégrader votre marge sur le matériel neuf. Chiffrez-la sérieusement : état réel du parc (demandez les carnets d'entretien et le kilométrage lors de la visite), cotes du marché de l'occasion, logistique d'enlèvement. Une reprise sous-évaluée par excès de prudence fait perdre des points face à un concurrent qui connaît le marché de l'occasion.

Comment est notée une offre de véhicules ou de maintenance ?

Pondération classique : 40 à 60 % prix, le reste en valeur technique. Le délai de livraison est devenu un critère sensible depuis les tensions sur les chaînes d'approvisionnement automobile : les acheteurs ont été échaudés par des délais annoncés puis triplés. Un délai crédible, engagé et assorti de pénalités acceptées vaut mieux qu'un délai optimiste. Autres sous-critères récurrents : SAV et proximité de l'atelier, garanties, consommations et émissions, formation des utilisateurs. Avant de rédiger, apprenez à décoder la grille de notation : on écrit pour les critères. Côté candidature, le socle de pièces (DC1, DC2 ou DUME, attestations, assurance) est détaillé dans notre guide DC1, DC2, DUME ; les acheteurs de la famille y ajoutent souvent les habilitations constructeur et les certificats de conformité des véhicules proposés.

Un garage indépendant peut-il gagner des marchés d'entretien de véhicules ?

Oui, et c'est un des meilleurs gisements de la famille. Les marchés d'entretien et de réparation sont des marchés de proximité : une commune ne va pas envoyer ses véhicules à 80 kilomètres. Avec 2 offres par marché en médiane, un garage local qui répond proprement a des chances réelles. Les consultations sont souvent alloties par type de véhicule (véhicules légers, poids lourds, engins) ou par prestation (mécanique, carrosserie, pneumatiques) : répondez au lot qui correspond à votre atelier, notre guide répondre par lots explique la mécanique. Mettez en avant le dépannage rapide, le véhicule relais et vos habilitations constructeur.

Qui achète des véhicules, des carburants et de la maintenance en marché public ?

Les communes et leurs services techniques, les intercommunalités et syndicats de collecte pour les bennes à ordures, les départements pour la voirie, les SDIS, les bailleurs sociaux, l'État et ses opérateurs pour leurs flottes. Sur les carburants, les groupements de commandes entre collectivités sont courants : un seul marché, plusieurs acheteurs, des volumes plus gros. Les avis sont publiés au BOAMP et sur les profils d'acheteurs ; pour comprendre qui publie quoi, voir où trouver les appels d'offres publics.

Comment trouver les appels d'offres de véhicules et de maintenance de mon secteur ?

BOAMP, profils d'acheteurs (AWS, PLACE, achatpublic, e-marchespublics, marches-securises), JOUE au-dessus des seuils européens. Le plus efficace pour une PME : une veille filtrée par métier et par département. DossiersGagnants agrège ces sources, score chaque avis selon votre profil (métier, zone, taille) et vous alerte par email. La veille est gratuite.

Un DCE de véhicules ou de maintenance sur la table ?

Déposez-le sur DossiersGagnants. En quelques minutes : grille de notation décodée, pièces exigées, dates clés, red flags du règlement et avis franc sur vos chances. L'analyse est gratuite.

Analyser mon DCE gratuitement

Pour aller plus loin

Références officielles : le code de la commande publique sur Légifrance, les fiches pratiques de la direction des affaires juridiques de Bercy, le guide répondre à un marché public sur service-public.fr, le service DUME de Chorus Pro et le dossier verdissement des flottes de véhicules du ministère de la Transition écologique.