Ce que les éditeurs publient réellement
Le tableau ci-dessous ne contient que des informations relevées directement sur les sites des éditeurs le 10 août 2026. Aucun prix n'y est estimé, deviné ou repris d'un comparatif tiers. Quand la case indique « sur devis », cela signifie que l'éditeur ne publie aucun montant sur son site public.
| Solution | Prix public affiché | Accès |
|---|---|---|
| Remporte | 4 000 € HT / an (formule Starter, 15 AO rédigés) | Démonstration, un AO pilote offert |
| TenderCrunch | Sur devis (licence annuelle, offre d'entrée calibrée pour environ 20 AO/an) | Démonstration de 30 min, devis sous 48 h |
| Libel | Sur devis | Demande de présentation |
| TenderNow | Sur devis | Prise de contact |
| WanAO | Sur devis | Échange avec un conseiller |
| DossiersGagnants | 0 € ou 49 € HT/mois (un dossier inclus), 79 € HT le dossier supplémentaire | Inscription libre, sans démonstration |
Une précision d'honnêteté : « sur devis » ne veut pas dire « cher ». Cela veut dire que vous ne saurez pas avant d'avoir pris rendez-vous. Pour une PME qui compare trois solutions, cela représente trois rendez-vous d'une demi-heure à une heure, étalés sur plusieurs semaines, avant même de savoir si l'une d'elles entre dans le budget.
Pourquoi si peu de prix affichés
Ce n'est pas de l'opacité gratuite. Trois raisons expliquent cette pratique, et elles sont légitimes.
La première est structurelle. Le prix d'un logiciel de réponse aux appels d'offres dépend du nombre d'utilisateurs, du volume de dossiers traités, du périmètre (veille seule, rédaction, dépôt), et parfois de l'hébergement souhaité. Une grille unique couvrirait mal cette variété.
La deuxième est historique. Ces solutions se sont d'abord vendues à des entreprises structurées, avec un service dédié aux appels d'offres, un acheteur logiciel et un cycle de décision long. Dans ce contexte, la négociation est la norme et le prix affiché serait un handicap commercial.
La troisième est commerciale, et personne ne s'en cache : ne pas afficher son prix oblige le prospect à entrer en conversation. Le taux de transformation d'une démonstration est très supérieur à celui d'une page de tarifs. C'est un choix rationnel pour l'éditeur. Il l'est moins pour l'artisan qui veut simplement savoir si l'outil coûte 50 ou 500 euros par mois.
Le seul calcul qui compte : le coût par dossier
Un abonnement annuel ne se juge pas au montant, mais au nombre de dossiers qu'il vous permet réellement de produire. La formule est simple : divisez le prix annuel par le nombre d'appels d'offres auxquels vous répondez vraiment dans l'année. Pas celui que vous espérez atteindre, pas celui que le commercial projette : celui de vos douze derniers mois.
Appliquons-la aux montants publics disponibles.
| Formule | Coût annuel HT | Dossiers couverts | Coût par dossier |
|---|---|---|---|
| Remporte Starter | 4 000 € | 15 rédigés | ≈ 267 € |
| DossiersGagnants Accès | 588 € | 12 inclus (1 par mois civil) | 49 € par dossier inclus |
| DossiersGagnants Accès + suppléments | 588 € + 79 € par dossier au-delà | Sans limite | Dégressif avec le volume, 79 € le dossier au-delà des 12 inclus |
| DossiersGagnants clé en main | 290 € par dossier | 1, produit par notre équipe | 290 € |
Ce tableau appelle une lecture prudente : il n'y a plus de palier ni de plafond côté DossiersGagnants. L'abonnement à 49 € HT par mois inclut un dossier chaque mois civil ; au-delà, chaque dossier supplémentaire coûte 79 € HT, sans limite de volume. La comparaison honnête se fait toujours sur votre rythme réel de réponse, jamais sur un plafond théorique.
Le point important est ailleurs : à volume faible, l'écart entre une formule d'entrée à 4 000 euros et une formule à 588 euros ne se rattrape par aucun gain de productivité. Une TPE qui répond à trois marchés par an paierait 4 000 euros pour trois dossiers, soit 1 333 euros l'unité, là où le dossier entièrement produit par une équipe humaine coûte 290 euros.
Vous voulez tester avant de payer quoi que ce soit ?
La veille multi-sources sur cinq pays, le score de compatibilité, les fiches marché et l'analyse des DCE sont gratuits et le restent. Pas de carte bancaire, pas de rendez-vous commercial.
Créer mon compte gratuitCe que paie réellement une TPE qui répond trois fois par an
Prenons le cas le plus fréquent parmi les entreprises que nous accompagnons : une société de moins de vingt salariés, dans le bâtiment, la propreté ou les espaces verts, qui identifie trois à quatre marchés intéressants par an et n'a personne dédié à la rédaction.
Avec une licence annuelle d'entrée de gamme du marché, elle engage 4 000 euros et rédige elle-même ses trois mémoires. Avec une offre à 49 euros par mois, elle engage 588 euros et rédige elle-même, outillée. En délégant entièrement, elle engage 870 euros pour trois dossiers produits par une équipe, et n'écrit rien.
Aucune de ces trois options n'est intrinsèquement meilleure. Ce qui les départage, c'est le temps que vaut le vôtre. Un mémoire technique correctement rédigé représente deux à trois jours de travail. Si ces trois jours vous coûtent plus que la différence de prix, la délégation est rentable. Sinon, l'abonnement outillé l'est.
Les questions à poser avant de signer
Que vous choisissiez notre solution ou une autre, ces six questions évitent les mauvaises surprises. Elles sont volontairement formulées pour être posées telles quelles en rendez-vous.
L'engagement est-il annuel ou mensuel ? Une licence annuelle se paie même les mois où vous ne répondez à rien. Le secteur des marchés publics est saisonnier : les périodes creuses existent.
Que se passe-t-il au-delà du quota ? Une formule « 15 appels d'offres » doit préciser ce qui arrive au seizième : facturation au dossier supplémentaire, blocage, ou passage forcé à la formule supérieure.
Le prix couvre-t-il combien d'utilisateurs ? Beaucoup de grilles sont par utilisateur. Une équipe de trois personnes triple la facture sans que ce soit annoncé.
La veille est-elle incluse ou facturée à part ? Certains éditeurs séparent la veille (trouver les marchés) de la réponse (produire le dossier). Ce sont alors deux abonnements.
Que devient votre base de connaissances si vous partez ? Vos références, vos méthodologies et vos mémoires passés ont de la valeur. Vérifiez que vous pouvez les exporter dans un format exploitable.
Le dépôt sur la plateforme acheteur est-il inclus ? Et surtout : est-il automatique ? Nous ne déposons jamais à la place du client, précisément parce qu'un échec technique à l'heure limite est irrattrapable. D'autres le proposent. Sachez ce que vous achetez.
Nos tarifs, et pourquoi ils sont publics
Nous affichons nos prix parce que notre cible est l'entreprise qui n'a ni service achats ni temps à consacrer à trois rendez-vous commerciaux. Une TPE qui découvre un marché avec quinze jours devant elle ne va pas caler une démonstration : elle veut savoir tout de suite si c'est dans ses moyens.
| Offre | Prix HT | Ce que vous obtenez |
|---|---|---|
| Découverte | Gratuit, pour toujours | Veille sur cinq pays, feed scoré, fiches marché, analyses de DCE, alertes quotidiennes |
| Accès | 49 € / mois | Un dossier inclus chaque mois civil : mémoire technique, DC1, DC2, acte d'engagement pré-remplis, contrôle de conformité, préparation illimitée |
| Dossier supplémentaire | 79 € / dossier | Chaque dossier au-delà de celui inclus dans le mois, aperçu du mémoire avant paiement |
| Relecture experte | 89 € / dossier | Un humain relit votre dossier avant dépôt, réponse sous 24 h ouvrées |
| Dossier clé en main | 290 € l'unité | Notre équipe produit le dossier complet, deux corrections incluses |
Tous les abonnements sont sans engagement. La veille reste gratuite quoi qu'il arrive, y compris si vous résiliez : nous considérons que trouver les marchés ne devrait rien coûter, et que le paiement doit intervenir au moment où vous décidez de répondre.
En résumé
Le marché français des logiciels d'appels d'offres pratique majoritairement le devis après démonstration. Un seul acteur publie une grille, à 4 000 euros HT par an pour quinze dossiers. Avant de comparer des solutions, ramenez chaque offre à votre volume réel de réponses et regardez ce qui reste à votre charge une fois l'outil payé : dans la plupart des cas, la rédaction du mémoire technique reste votre travail.
Si vous répondez souvent et que vous avez une équipe, une licence annuelle négociée peut être le bon choix. Si vous répondez quelques fois par an, cherchez une offre sans engagement, avec un palier gratuit pour la veille, et gardez la possibilité de déléguer entièrement les dossiers à fort enjeu.